Badges informatisés décalrés à la CNIL ?

Un système de badges informatisés doit-il être préalablement déclaré à la CNIL ?

 Un système de badges informatisés des personnels est soumis selon les cas à une demande d’autorisation auprès de la CNIL, à des formalités de déclaration particulières, voire à une simple déclaration de conformité à une norme simplifiée.

 Le ministère de l’intérieur a indiqué que la mise en œuvre d’un dispositif de badges informatisés qui comporte des données permettant l’identification des personnels, est soumis à la loi relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés (1).

Les objectifs d’un tel dispositif (contrôle des accès, gestion des temps de présence …), les informations collectées, les services destinataires et surtout les modalités du droit d’accès à ces données doivent être déterminées. Les personnels et leurs représentants doivent être informés de ces modalités préalablement à la mise en œuvre du système de badges.

Si le dispositif envisagé respecte le cadre fixé par la norme simplifiée n° 42 (2) de la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), une déclaration de conformité à cette norme devra être faite auprès de cette commission, sauf si un correspondant informatique et libertés a été désigné, auquel cas aucune déclaration n’est nécessaire.

Si par contre le dispositif ne respecte pas cette norme simplifiée, notamment en cas de recours à des dispositifs biométriques, des formalités de déclaration particulières, voire de demande d’autorisation, devront être accomplies auprès de la CNIL.

(QE n° 32951 – JO AN du 27 février 2011 – p. 1376).
(1) Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978.
(2) Issue de la délibération de la CNIL n° 2002-1 du 8 janvier 2002.

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Protection des données personnelles au travail : les bonnes pratiques.

 

La Cnil publie cinq fiches pratiques sur la gestion des données personnelles au travail. La première est consacrée au recrutement pour lequel seules les informations permettant d’évaluer les capacités du candidat peuvent être collectées. Des informations complémentaires peuvent être demandées lors de l’embauche. La seconde reprend les règles auxquelles doit répondre la géolocalisation des véhicules, la troisième le contrôle de l’utilisation des outils informatiques au travail, la quatrième le contrôle de l’accès aux locaux et des horaires et la cinquième les dispositifs de vidéosurveillance et de vidéoprotection. Chaque fiche indique qui peut avoir accès aux données, les garanties à prendre pour respecter la vie privée des salariés, les formalités à respecter et les recours possibles.

Site internet de la Cnil, février 2013.