SUD CT 33
Préavis de grève national le 30 juin 2022- dans les métiers de l’animation et de l’éducation de la FPT

M. Stanislas Guérini
Ministre de la transformation et de
la fonction publique
101, rue de grenelle
75007 Paris

Objet : Préavis de grève national le 30 juin 2022- dans les métiers de l’animation et de l’éducation de la Fonction Publique Territoriale

Monsieur le Ministre,

La crise sanitaire du COVID 19 a particulièrement mis en évidence que les agent.es publics étaient indispensables au bon fonctionnement de la société. Le COVID 19 a en effet mis en exergue des tensions très fortes dans certains secteurs de nos services publics, du fait de l’absence de moyens pour fonctionner, d’une très grande précarité du personnel et de salaires trop faibles.

Depuis très longtemps, le secteur de l’animation et de l’éducation est sujet à de nombreux maux : taux de précarité trés élevé, temps partiels imposés, rémunérations faibles, journées de travail fortement discontinues, absence de déroulement de carrière et de formation, assouplissement des taux d’encadrement dégradant la prise en charge éducative et les conditions de travail…

C’est pourquoi la Fédération SUD Collectivités Territoriales dépose un préavis de grève le 30 juin 2022 à partir de 00h01 (ce préavis comprend la nuitée en amont de cette journée pour les personnels travaillant en horaires décalés). Il concerne tous.tes les agent.es titulaires, non titulaires et vacataires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics relevant des métiers d’animateur·rices de loisirs, de quartier, d’EHPAD…, Agent.es Spécialisé.es d’Ecoles Maternelles ASEM, Responsable d’animation loisirs (REL) et AVS périscolaire.

Pour :
• une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat soit 400 € d’augmentation immédiate pour toutes et tous, le point d’indice à 5 € et le traitement de base à 2000 € net,

• la titularisation de tou.tes les animateurs/trices du public et de véritables CDI pour ceux du privé, qui répondent à des besoins permanents pour un taux d‘emploi qui prenne en compte les temps de préparations et de réunions,

• la fin des temps partiels imposés,

• le retour à des taux d’encadrement non dérogatoires compatibles avec une qualité pédagogique sur le périscolaire,

• une véritable campagne de professionnalisation des animateurs sur tout le territoire dans le respect des qualifications,

• le passage en catégorie B, par la voie du concours, de l’examen professionnel ou encore de la promotion interne de tou.tes les agent.es de la fonction publique qui assument des missions de direction et/ou d’encadrement ainsi que la création d’une catégorie A dans la filière animation,

• des moyens humains et pédagogiques suffisants nous permettant de remplir nos missions dans l’intérêt des enfants que nous accueillons.

Ces mesures passent par la fin de l’asphyxie de nos services publics, et donc, la remise en cause des politiques d’austérité pour un véritable service public de l’enfance et de l’éducation.

Veuillez agréer, monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

Tout augmente sauf nos salaires !

Les prix flambent – c’est maintenant 5% d’inflation prévisionnelle sur un an (INSEE)- et rien ne se passe ou si peu. Des millions d’entre nous doivent faire chaque jour des choix de plus en plus tendus sur l’alimentation, les déplacements, les loisirs, le logement, les factures… Que l’on soit salarié.e, au chômage, en étude ou à la retraite, la situation devient plus dure de semaine en semaine. Plus de 7 millions de personnes dont des enfants ont besoin de l’aide alimentaire pour vivre dans un des pays les plus riches du monde. Tout cela à la suite de la crise COVID qui a enfoncé sous l’eau les plus précaires. Tout cela à la suite de la réforme de l’assurance chômage qui a cassé l’accès aux allocations et diminué leur montant pour des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs.

On nous dit que l’inflation et l’explosion des prix est liée à la guerre en Ukraine, qu’il n’y a pas grand chose à faire. Pourtant la période n’est pas difficile pour tout le monde : en France, de mars 2020 à octobre 2021, la fortune des milliardaires français a augmenté de 86% ! Pour 2021, selon l’Observatoire des multinationales, les entreprises du CAC 40 ont distribué 80 milliards d’euros aux actionnaires ! Et plus de 1 000 milliards de dollars sont cachés dans des paradis fiscaux, dont 40 milliards de dollars pour la France (Global Taxe Justice Alliance). Définitivement, de l’argent il y en a !

Le problème est bien celui de la répartition des richesses. Il n’est pas acceptable que certains se gavent pendant que des millions de personnes survivent. Le gouvernement et le patronat ont évidemment une lourde responsabilité, sur le SMIC, sur la rémunération des agent.es de la fonction publique, sur les NAO (négociations annuelles obligatoires) avec des miettes dans les entreprises. Il est temps d’une revalorisation massive des salaires, pensions et minimas sociaux.

L’Union syndicale Solidaires/SUDCT33 revendique :

– le SMIC à 1700 euros net (environ 2150 euros brut)

– pas de retraite ou de minima sociaux en dessous du SMIC – une hausse immédiate des salaires de 400 euros par mois

– l’égalité réelle des salaires femmes/hommes

– une limitation de l’échelle des revenus de 1 à 5 au maximum

Nous savons bien que nous n’aurons rien si nous ne nous mobilisons pas. Notre force, c’est le collectif. Ensemble, dans nos entreprises, associations ou administrations, discutons de la façon de gagner sur ces revendications. C’est en se coordonnant dans nos luttes que nous gagnerons. C’est pour cela qu’il ne faut pas rester seul.e : se syndiquer c’est se donner les moyens de se défendre et d’agir pour gagner.

Nous voulons vivre, pas survivre !

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