SUD CT 33
Grayan et l’Hopital, la cocotte-minute explose !!!

Sous-estimé par la Mairesse de Grayan et l’Hopital depuis trop longtemps, le syndicat SUD CT33 fait « péter le couvercle » !!!

Les violences imposées par certaines hiérarchies aux agents de nos communes sont inacceptables. La période de la COVID ayant largement démontrée l’engagement de nos territoriaux, il est temps de dénoncer et d’exiger le respect qui est dû à ces personnels. Il faut rappeler que les agents ne sont pas responsables de la décrépitude des services publics.

Nous sommes à la veille d’un réveil brutal pour les Élus et les hiérarchies complaisantes. En effet, qu’aucun n’oublie jamais que tous les mauvais traitements qu’ils font subir – tout ce qu’ils exigent et ordonnent à leurs services, peut sortir au grand jour à un moment. Ce qui révélerait des cas de harcèlement ou de discrimination aussi. Un article dans le Sud-Ouest du 21 septembre dernier traite de ce sujet avec la condamnation du maire de Coutras pour des faits similaires.

Pire, par la suite, Il ne suffit pas de menacer les agents de poursuites en cas de fuites « si ces derniers venaient à en parler ».
Les syndicats sont un outil nécessaire à la transparence, ils permettent, entre autres, de porter la voix de ceux qui subissent ces agissements.

La preuve avec le dossier de la Mairie de Grayan et l’Hopital :
« Il ne suffit pas d’accuser les fonctionnaires de terrain pour expliquer aux citoyens tout ce qui ne va pas dans la commune ».

Suite à une enquête de plusieurs semaines, un article paru dans Le Journal du Médoc relate sur deux pages de nombreuses informations sur le mode de gestion brutale des équipes communales par la Mairesse, et sur ce qu’elle appelle de la bienveillance .

Si cela n’était pas mortifère pour les fonctionnaires, nous pourrions en rire. Mais hélas, Madame la Mairesse préfère rejeter la faute sur « les méchants agents », ou tenter de se cacher sous des arguties juridiques.
D’ailleurs nous engageons les habitants de Grayan et l’Hôpital à se demander combien d’argent la commune dépense en frais d’avocats avec le fruit de leurs impôts.

SUD CT33 a créé une section syndicale dans la commune, suite à l’appel à l’aide d’agents et de citoyens, et après avoir découvert des méthodes de gestion du personnel pour le moins violentes et non respectueuse du droit.
Nous avons alerté l’édile et l’encadrement municipal. Le droit impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Il s’agit là très simplement d’une obligation de résultat.
Madame la Mairesse n’ayant même pas jugé bon de répondre à nos sollicitations, ni même de prendre en compte notre droit d’alerte (assurément faute à une méconnaissance de ce dispositif de protection des agents, qui aurait même pu se satisfaire d’être oral), nous avons alors été obligés, appuyés par tous les syndicats du représentés au CDG33 (CFDT,CGT,FO SUD), de déclencher une enquête du CHSCT.

Le résultat fut net …….

Déstabilisée par les conclusions de cette instance peu flatteuse à son encontre, la Mairesse a décidé de marquer le coup en punissant un agent pour un motif fallacieux – sûre de son « grand pouvoir » issu peut-être à sa grande carrière dans la fonction publique. Mal lui en a pris, le conseil de discipline du CDG33, autre instance territoriale constituée paritairement d’élus politiques et de syndicats, a statué comme c’est la règle, et a « rejeté à l’unanimité » la demande de sanction de la municipalité. (voire l’article dans Le Journal du Médoc) SIC !

Etre élu maire dans une commune n’accorde pas un droit de vie ou de mort sur ses sujets. Et plus encore : les lois de la République continuent de s’appliquer même dans un petit village du Médoc !
Que faut-il de plus pour que la Mairesse accepte que la commune, les agents, le service publique ne lui appartiennent pas ? (Encore le syndrome du canard qui frappe ?)

Etre désigné premier magistrat d’une commune impose plutôt d’être exemplaire dans la gestion de sa municipalité et dans sa façon de traiter les fonctionnaires, qui sont mis à son service, pendant la durée de son mandat ? Peut-être que les citoyens de cette commune devraient s’intéresser à la gestion de leur mairie, voire même la cour des comptes ou Même Anticor !

Madame, nous sommes là et nous ne lâcherons rien !!!!

#grayanetlhopital #soufranceautravail #journaldumédoc #sudct33 #sudouest

@sudgrayan @Solidaires33 @sudct33 @fedesudct @UnionSolidaires


Préavis de grève national le 30 juin 2022- dans les métiers de l’animation et de l’éducation de la FPT

M. Stanislas Guérini
Ministre de la transformation et de
la fonction publique
101, rue de grenelle
75007 Paris

Objet : Préavis de grève national le 30 juin 2022- dans les métiers de l’animation et de l’éducation de la Fonction Publique Territoriale

Monsieur le Ministre,

La crise sanitaire du COVID 19 a particulièrement mis en évidence que les agent.es publics étaient indispensables au bon fonctionnement de la société. Le COVID 19 a en effet mis en exergue des tensions très fortes dans certains secteurs de nos services publics, du fait de l’absence de moyens pour fonctionner, d’une très grande précarité du personnel et de salaires trop faibles.

Depuis très longtemps, le secteur de l’animation et de l’éducation est sujet à de nombreux maux : taux de précarité trés élevé, temps partiels imposés, rémunérations faibles, journées de travail fortement discontinues, absence de déroulement de carrière et de formation, assouplissement des taux d’encadrement dégradant la prise en charge éducative et les conditions de travail…

C’est pourquoi la Fédération SUD Collectivités Territoriales dépose un préavis de grève le 30 juin 2022 à partir de 00h01 (ce préavis comprend la nuitée en amont de cette journée pour les personnels travaillant en horaires décalés). Il concerne tous.tes les agent.es titulaires, non titulaires et vacataires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics relevant des métiers d’animateur·rices de loisirs, de quartier, d’EHPAD…, Agent.es Spécialisé.es d’Ecoles Maternelles ASEM, Responsable d’animation loisirs (REL) et AVS périscolaire.

Pour :
• une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat soit 400 € d’augmentation immédiate pour toutes et tous, le point d’indice à 5 € et le traitement de base à 2000 € net,

• la titularisation de tou.tes les animateurs/trices du public et de véritables CDI pour ceux du privé, qui répondent à des besoins permanents pour un taux d‘emploi qui prenne en compte les temps de préparations et de réunions,

• la fin des temps partiels imposés,

• le retour à des taux d’encadrement non dérogatoires compatibles avec une qualité pédagogique sur le périscolaire,

• une véritable campagne de professionnalisation des animateurs sur tout le territoire dans le respect des qualifications,

• le passage en catégorie B, par la voie du concours, de l’examen professionnel ou encore de la promotion interne de tou.tes les agent.es de la fonction publique qui assument des missions de direction et/ou d’encadrement ainsi que la création d’une catégorie A dans la filière animation,

• des moyens humains et pédagogiques suffisants nous permettant de remplir nos missions dans l’intérêt des enfants que nous accueillons.

Ces mesures passent par la fin de l’asphyxie de nos services publics, et donc, la remise en cause des politiques d’austérité pour un véritable service public de l’enfance et de l’éducation.

Veuillez agréer, monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

Tout augmente sauf nos salaires !

Les prix flambent – c’est maintenant 5% d’inflation prévisionnelle sur un an (INSEE)- et rien ne se passe ou si peu. Des millions d’entre nous doivent faire chaque jour des choix de plus en plus tendus sur l’alimentation, les déplacements, les loisirs, le logement, les factures… Que l’on soit salarié.e, au chômage, en étude ou à la retraite, la situation devient plus dure de semaine en semaine. Plus de 7 millions de personnes dont des enfants ont besoin de l’aide alimentaire pour vivre dans un des pays les plus riches du monde. Tout cela à la suite de la crise COVID qui a enfoncé sous l’eau les plus précaires. Tout cela à la suite de la réforme de l’assurance chômage qui a cassé l’accès aux allocations et diminué leur montant pour des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs.

On nous dit que l’inflation et l’explosion des prix est liée à la guerre en Ukraine, qu’il n’y a pas grand chose à faire. Pourtant la période n’est pas difficile pour tout le monde : en France, de mars 2020 à octobre 2021, la fortune des milliardaires français a augmenté de 86% ! Pour 2021, selon l’Observatoire des multinationales, les entreprises du CAC 40 ont distribué 80 milliards d’euros aux actionnaires ! Et plus de 1 000 milliards de dollars sont cachés dans des paradis fiscaux, dont 40 milliards de dollars pour la France (Global Taxe Justice Alliance). Définitivement, de l’argent il y en a !

Le problème est bien celui de la répartition des richesses. Il n’est pas acceptable que certains se gavent pendant que des millions de personnes survivent. Le gouvernement et le patronat ont évidemment une lourde responsabilité, sur le SMIC, sur la rémunération des agent.es de la fonction publique, sur les NAO (négociations annuelles obligatoires) avec des miettes dans les entreprises. Il est temps d’une revalorisation massive des salaires, pensions et minimas sociaux.

L’Union syndicale Solidaires/SUDCT33 revendique :

– le SMIC à 1700 euros net (environ 2150 euros brut)

– pas de retraite ou de minima sociaux en dessous du SMIC – une hausse immédiate des salaires de 400 euros par mois

– l’égalité réelle des salaires femmes/hommes

– une limitation de l’échelle des revenus de 1 à 5 au maximum

Nous savons bien que nous n’aurons rien si nous ne nous mobilisons pas. Notre force, c’est le collectif. Ensemble, dans nos entreprises, associations ou administrations, discutons de la façon de gagner sur ces revendications. C’est en se coordonnant dans nos luttes que nous gagnerons. C’est pour cela qu’il ne faut pas rester seul.e : se syndiquer c’est se donner les moyens de se défendre et d’agir pour gagner.

Nous voulons vivre, pas survivre !

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