SUD CT 33
Préavis de grève octobre 2022

Objet : préavis de grève national reconductible le 1er octobre 2022

Monsieur le Ministre,

Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en œuvre des orientations de progrès social pour toutes et tous, le syndicat SUD Collectivité Territoriales, constatant que nos positions ne sont pas entendues et que nos propositions ne sont pas prises en compte, appelle toutes et tous les agent-es de la Fonction Publique Territoriale à des journées de mobilisation le 1er octobre 2022.

Ce mouvement s’inscrit dans le légitime combat contre les réformes menées par votre gouvernement concernant l’ensemble de la Fonction Publique. Ces réformes sont des attaques contre un service public de qualité et égalitaire, elles affaiblissent la démocratie de proximité, l’égalité de traitement de tou.te.s les citoyen.ne.s et ainsi portent atteinte aux conditions de travail et d’emploi des agent-es.

Ce préavis s’inscrit aussi dans une volonté de porter les revendications populaires pour le partage des richesses, la justice sociale et fiscale, la lutte contre la fracture territoriale induite par vos logiques de rentabilité et de marchandisation de nos services publics.

C’est pourquoi la Fédération SUD Collectivités Territoriales dépose un préavis de grève le 1er octobre 2022 à partir de de 00h1 (ce préavis comprend la nuitée en amont de cette journée pour les personnels travaillant en horaires décalés). Il concerne tou.te.s les agent-es titulaires et non titulaires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics.

Pour :
• Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat soit 300 € d’augmentation immédiate pour toutes et tous, le point d’indice à 5 € et le traitement de base à 2000 € net ;
• L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;
• Un nouveau plan de titularisation des contractuel.les, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;
• Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ;
• L’abrogation définitive du jour de carence ;
• Retrait du projet actuel de réforme des retraites ce qui induit la défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers ;
• Retrait du projet de loi « transformation de la Fonction Publique » ;
• L’arrêt du projet gouvernemental CAP 22 ;
• L’embauche de personnel pour assurer un service public de qualité ;
• L’arrêt des méthodes d’encadrement mettant en souffrance les personnels et l’amélioration des conditions de travail ;
• La réduction du temps de travail à 32h vers les 28h par semaine, sans perte de rémunération ;
• Le droit inconditionnel au temps partiel choisi ;
• L’application du droit syndical.

De plus, dans le cadre de l’épidémie du COVID 19 et de ses conséquences :
• Que les agent-es vulnérables aient un vrai choix de travailler en présentiel ou à distance avec un strict respect des mesures de protection ;
• Que les agent-es bénéficient de tous les moyens de protection nécessaires quels que soient les secteurs jusqu’à la fin de l’épidémie ;
• Que les agent-es ne subissent aucune pression lorsqu’ils-elles s’estiment en danger grave et imminent et légitimes à faire valoir leur droit de retrait ;
• Que les agent-es vulnérables bénéficient des autorisations d’absence sans conséquence sur les traitements, les primes mais également sur les jours de RTT ;
• Que les conditions de télétravail pour les agent-es correspondent à celles du décret toujours en vigueur régissant le télétravail dans la fonction publique notamment en matière de matériel et d’assurance ;
• Que l’ensemble des services publics soient accessibles librement et sans condition.

Veuillez agréer, madame la Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

La Secrétaire Fédérale
Sylvie Assailly-Brizio

Grayan et l’Hopital, la cocotte-minute explose !!!

Sous-estimé par la Mairesse de Grayan et l’Hopital depuis trop longtemps, le syndicat SUD CT33 fait « péter le couvercle » !!!

Les violences imposées par certaines hiérarchies aux agents de nos communes sont inacceptables. La période de la COVID ayant largement démontrée l’engagement de nos territoriaux, il est temps de dénoncer et d’exiger le respect qui est dû à ces personnels. Il faut rappeler que les agents ne sont pas responsables de la décrépitude des services publics.

Nous sommes à la veille d’un réveil brutal pour les Élus et les hiérarchies complaisantes. En effet, qu’aucun n’oublie jamais que tous les mauvais traitements qu’ils font subir – tout ce qu’ils exigent et ordonnent à leurs services, peut sortir au grand jour à un moment. Ce qui révélerait des cas de harcèlement ou de discrimination aussi. Un article dans le Sud-Ouest du 21 septembre dernier traite de ce sujet avec la condamnation du maire de Coutras pour des faits similaires.

Pire, par la suite, Il ne suffit pas de menacer les agents de poursuites en cas de fuites « si ces derniers venaient à en parler ».
Les syndicats sont un outil nécessaire à la transparence, ils permettent, entre autres, de porter la voix de ceux qui subissent ces agissements.

La preuve avec le dossier de la Mairie de Grayan et l’Hopital :
« Il ne suffit pas d’accuser les fonctionnaires de terrain pour expliquer aux citoyens tout ce qui ne va pas dans la commune ».

Suite à une enquête de plusieurs semaines, un article paru dans Le Journal du Médoc relate sur deux pages de nombreuses informations sur le mode de gestion brutale des équipes communales par la Mairesse, et sur ce qu’elle appelle de la bienveillance .

Si cela n’était pas mortifère pour les fonctionnaires, nous pourrions en rire. Mais hélas, Madame la Mairesse préfère rejeter la faute sur « les méchants agents », ou tenter de se cacher sous des arguties juridiques.
D’ailleurs nous engageons les habitants de Grayan et l’Hôpital à se demander combien d’argent la commune dépense en frais d’avocats avec le fruit de leurs impôts.

SUD CT33 a créé une section syndicale dans la commune, suite à l’appel à l’aide d’agents et de citoyens, et après avoir découvert des méthodes de gestion du personnel pour le moins violentes et non respectueuse du droit.
Nous avons alerté l’édile et l’encadrement municipal. Le droit impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Il s’agit là très simplement d’une obligation de résultat.
Madame la Mairesse n’ayant même pas jugé bon de répondre à nos sollicitations, ni même de prendre en compte notre droit d’alerte (assurément faute à une méconnaissance de ce dispositif de protection des agents, qui aurait même pu se satisfaire d’être oral), nous avons alors été obligés, appuyés par tous les syndicats du représentés au CDG33 (CFDT,CGT,FO SUD), de déclencher une enquête du CHSCT.

Le résultat fut net …….

Déstabilisée par les conclusions de cette instance peu flatteuse à son encontre, la Mairesse a décidé de marquer le coup en punissant un agent pour un motif fallacieux – sûre de son « grand pouvoir » issu peut-être à sa grande carrière dans la fonction publique. Mal lui en a pris, le conseil de discipline du CDG33, autre instance territoriale constituée paritairement d’élus politiques et de syndicats, a statué comme c’est la règle, et a « rejeté à l’unanimité » la demande de sanction de la municipalité. (voire l’article dans Le Journal du Médoc) SIC !

Etre élu maire dans une commune n’accorde pas un droit de vie ou de mort sur ses sujets. Et plus encore : les lois de la République continuent de s’appliquer même dans un petit village du Médoc !
Que faut-il de plus pour que la Mairesse accepte que la commune, les agents, le service publique ne lui appartiennent pas ? (Encore le syndrome du canard qui frappe ?)

Etre désigné premier magistrat d’une commune impose plutôt d’être exemplaire dans la gestion de sa municipalité et dans sa façon de traiter les fonctionnaires, qui sont mis à son service, pendant la durée de son mandat ? Peut-être que les citoyens de cette commune devraient s’intéresser à la gestion de leur mairie, voire même la cour des comptes ou Même Anticor !

Madame, nous sommes là et nous ne lâcherons rien !!!!

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